L’église Saint Lubin de Mazangé

Ouverte tous les jours (9-18h), visite libre. Visites guidées pendant les Journées du patrimoine.

L’église de Mazangé est vouée à Saint Lubin, moine de la première moitié du VIème siècle, compagnon de St Avit, abbé de Brou puis évêque de Chartres en 544. Il est fêté les 14 mars et 15 septembre.

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Les étapes de sa construction

L’église (a priori d’abord construite en bois) a été reconstruite en pierre au XIème siècle lors du retour à la prospérité avec la perception de la dîme.
Seule la plus grande partie du mur nord et du mur nord du chœur semble avoir été conservée de cette époque.
La tour du clocher fut construite au début du XIII ème siècle, la tradition plaçant la construction du clocher au temps de la domination anglaise, c’est à dire vers la fin du XII ème.

Après la guerre de Cent Ans, une fois la prospérité retrouvée, l’église a subi au début du XVI ème siècle d’importants travaux de restauration et d’agrandissement.
  • agrandissement à l’ouest de la nef (9,5 m)
  • agrandissement de la flèche octogonale du clocher au sud(2,5 m)
Ces derniers entraînèrent le désaxement du chœur.
  • la partie neuve fut construite avec un parement de pierre de taille dans un style gothique flamboyant
  • les charpentes, à entraits et poinçons apparents, datent du XVI ème siècle.
Le chœur a été prolongé au XVII ème siècle d’environ 5 m vers l’Est. Il a été l'objet d'une restauration en 2006.
Les deux autels en pierre des chapelles latérales ont été construits au XVIII ème siècle, dédié à la Vierge Marie à droite et St Jean Baptiste à gauche. Ces autels ont été inversés au XIX ème.


Le clocher, haut de 38 mètres, abrite deux cloches dont une, datant de 1536, qui provient de la collégiale Saint Georges, ancienne chapelle au sein du château de Vendôme (détruite à la révolution), et l'autre beaucoup plus récente qui a été offerte par les paroissiens en 1965.


Ses propriétaires

Le domaine (villa) de Mazangé (Masengeium) appartient à l’église de Chartres, possession confirmée dans une bulle du pape Innocent II, le 22 mars 1133.
La gestion du domaine a, de longue date, été confiée à une prêtrière ou précairie dont le titulaire avait la charge de la desserte de l’église de la paroisse.
Puis, la prévôté de Mazangé est créée et confirmée par le pape Célestin III dans une bulle du 19 juin 1195.
Le prévôt nomme le curé de la paroisse, droit conservé jusqu’à la révolution.
Le maire était le représentant du prévôt.
La justice de Mazangé appartenait aussi au chapitre de l’église de Chartres(grand bailli du Chapitre de Chartres) et donc n’était pas sous la juridiction du baillage de Vendôme.
La prévôté de Mazangé possédait, entre autres, le moulin du Gué du Loir, le moulin d’Echoiseau, des prés et des terrains.
Le prévôt était tenu d’entretenir le chœur de l’église et de rémunérer le curé.
Outre le presbytère, le curé possédait également des terres, des vignes et des prés.
La fabrique, conseil de paroissiens chargé de gérer les biens et revenus issus de dons, avait en charge l’entretien de la nef.

A la révolution, les biens furent vendus à des particuliers et l’église devint, en 1793, le Temple de la Raison puis Temple de l’Etre Suprême. Le culte repris en 1795 alors que la municipalité prend en charge l’entretien de l’église.

En 1905, par la loi de séparation des Eglises et de l’Etat, la fabrique est supprimée. La Municipalité, propriétaire de l’église, est seule responsable de son entretien.

En 1907, il est décidé d’établir, un bureau téléphonique dans les dépendances du presbytère.
En 1910, on fait du presbytère, un bureau de poste actif jusqu'au début des années 2000 et maintenant utilisé comme salle associative.

Années ..82

1782 : Construction du banc d'oeuvre (cet énorme meuble côté Sud, qui était le bureau de la "fabrique") et de la chaire.
14 juillet 1882 : sous l'effet du traditionnel tir au canon, les vitraux de l'église se brisent...
2 juillet 1982 : un orage cause de gros dégats sur le clocher, le systèmes électriques des cloches et de la pendule. L'assurance prend en charge les réparations et un paratonnerre est posé.


Les autres chapelles (disparues) de Mazangé

  • A 100 mètre à l'ouest de l’église, une ancienne chapelle dédiée à St Clément et dont il ne reste plus que la crypte qui sert de cave. Des sarcophages y ont été découvert en 1954.
  • la chapelle Sainte Emérantienne (ou Emerance) dont la statue a été transporté dans l'eglise. En Anjou, le dicton invoque "Ste Emerance qui guérit du mal de la panse".
  • la chapelle Saint André creusée dans le rocher au Gué du Loir
  • la chapelle du Manoir de la Bonaventure (dédiée à Saint Bonaventure)

(Source: L'église Saint Lubin de Mazangé - dossier ECCLESIA du 12/1992)
+ loin : Photos de l'inventaire des monuments historiques.
Article du site petit-patrimoine.


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Dernière mise à jour le 03/10/2015

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