Période mérovingienne

Les Mérovingiens sont la dynastie qui régna sur une très grande partie de la France et de la Belgique actuelles, ainsi que sur une partie de l'Allemagne et de la Suisse, du Ve siècle jusqu'au milieu du VIIIe siècle.
L'histoire des Mérovingiens est marquée par l'émergence d'une forte culture chrétienne parmi l'aristocratie, l'implantation progressive de l'Église dans leur territoire et une certaine reprise économique survenant après l'effondrement de l'Empire romain.

Cimetière Saint-Clément

Dans un lieu nommé "Cimetière de Saint-Clément", on mit à jour une trentaine de cercueils de pierre (sarcophages), dégagés au milieu du XIXème siècle puis en 1954.
Selon G. Launay :

Cette présence de nombreux cercueils de pierre rangés symétriquement autour d'une ancienne chapelle, dite de Saint-Clément, dont il ne reste qu'une crypte voûtée d'ogives, témoigne que la villa subsitait encore à l'époque mérovingienne et formait un bourg assez peuplé. Cette chapelle Saint-Clément se trouve hors du centre actuel, non loin de la Cave-au-Salé et sur le même côté de la vallée. A l'époque carolingienne, le bourg se développa à l'emplacement qu'il occupe encore aujourd'hui, car le mur nord de l'église et son choeur carré forment d'intéressants exemples de l'art de bâtir à cette époque.



Une plaque de harnachement mérovingienne

Non loin de là, fut découvert une plaque de harnachement mérovingienne.
La plaque de harnachement mérovingienne

L'abbé Plat raconte:

En 1924, M. l'abbé Beuzit, curé de Mazangé, creusant de ses mains les fondations d'une maison d'école, dans un endroit désert et couvert de brousailles, dit la Cave-au-Salé, sur le coteau qui domine la rive droite de la petite rivière, en aval et à 200 mètres environ du bourg, trouva, parmi d'antiques fondations, une fusaïole de terre cuite et le petit objet dont il va être question ici. Les recherches ne furent pas poussées plus avant et l'on ignorera toujours à quel genre d'édifice appartenaient les fondations retrouvées.
La fusaïole est faite d'un terre cuite grise, assez fine. Son épaisseur est de 8 mm, sans biseau à la périphérie. Le diamètre est de 35 mm et le trou qui laissait passer les pointe du fuseau mesure 8 mm de diamètre.
L'autre objet offre beaucoup plus d'intérêt. C'est une rondelle faite d'un cuivre assez mince et flexible sans aucune patine ni altération. Le métal semble avoir été doré, mais la chose est douteuse. La pièce mesure 45 mm de diamètre.
Le rebord en est garni d'un rang de points et de petites dents à peu près semi-circumaires, refendues d'un trait comme des feuilles d'ornement. Ces dents ont dû sertir une plaque de même forme que la rondelle de 3 mm d'épaisseur; faite d'os, de buis, de cuir dur ou de plomb et destinée à donner de la rigidité à la feuille de cuivre.
Enfin quatre petits trous sur les bords et un trou plus grand au centre ont reçu des clous ou des rivets qui fixaient l'ensemble sur un autre objet.
Il est certain que cet autre objet était un harnachement et que la rondelle cachait le point de rencontre de plusieurs courroies, comme la cocarde qu'on voit encore aujourd'hui à certains harnais.
Le fond de la rondelle est griffé d'une suite de petits zigzags qui portent, au sommet de chacun de leurs angles, un point plus creux, formé par le ciselet en butant à la fin de la ligne. Sur le fond se détache de profil, grossièrement tracé à petits coups par le même outil, un quadrupède passant à dextre, comme dans les figures de blason. IL a des oreilles petites et pointues, une gueule largement fendue, des pattes armées de griffes, une longue queue ramenée au-dessus du corps et terminée par une grosse touffe de poils qu'un trait refend dans toute sa longueur : un félin sans aucun doute, mais non pas un lion, puisqu'il ne montre pas de crinière. D'ailleurs, le collier qu'il porte au cou le désigne suffisament : c'est un guépard, félin domesticable et familier qui était employé en Orient pour la chasse, à cause de sa vitesse prodigieuse et de sa docilité.
Mais l'intérpet tout particulier de cette figure vient de ce qu'elle porte, gravé sur la cuisse, le monogramme cruciforme dont son frappées les bulles de plomb destinées à authentiquer les pièces officielles de l'Empire byzantin.
Faut-il conclure pour cela que le médaillon soit d'origine orientale ? La maladresse du travail empêche qu'on s'arrête à cette hypothèse.
De toute évidence, l'ouvrier franc a copié comme il a pu, mais très servilement, un tissu copte ou byzantin du VIIe siècle.



Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois 1936- Source: gallica.bnf.fr
Bulletin de la Société archéologique, scientifique et littéraire du Vendômois


Réalisé à Mazangé - 2001/2015
Dernière mise à jour le 03/10/2015

Mentions légales :

Informations éditeur :
Le site http://www.mazange.fr est géré par la commission Communication de la commune de Mazangé (41100).
Directeur de la publication : Patrick BRIONNE, maire de Mazangé.
Crédits photographiques :
Les photos présentes sur ce site proviennent des archives de la commission communication.
La reproduction en est autorisée à la condition d’en indiquer la source ainsi les photos doivent êtres créditées comme suit : Commune de Mazangé, Commission Communication.
Hébergeur :
SAS OVH, 2 rue Kellermann 59100 Roubaix France
Conception,mises à jour et développement du site : :
Commune de Mazangé/Commission communication (e-mail)
Styled with Metro UI CSS